Coiffeur auto-entrepreneur
Le coiffeur auto-entrepreneur est un professionnel de la coiffure qui exerce son activité en toute indépendance, sous le statut de la micro-entreprise. Il peut travailler à domicile, en salon partagé, en cabine louée ou lors d’événements, tout en gérant lui-même sa clientèle, ses tarifs et son administratif. Ce statut séduit de plus en plus de coiffeurs en quête de liberté et d’autonomie professionnelle.
Coiffeur auto-entrepreneur : descriptif métier
Le coiffeur auto-entrepreneur est un professionnel spécialisé dans l’entretien et la beauté des cheveux, qui a choisi d’exercer sous le régime simplifié de la micro-entreprise plutôt qu’en tant que salarié. Son expertise couvre l’ensemble des techniques de coupe, de coloration et de coiffage, à laquelle s’ajoute une véritable casquette de chef d’entreprise : gestion des clients, fixation des tarifs, comptabilité simplifiée et développement de son activité.
CURSUS SCOLAIRE
COMPÉTENCES & SALAIRE
Compétences principales recommandées :
- Sens de l'organisation
- Autonomie et esprit d'initiative
- Dextérité
- Sens de la gestion et du commerce
CHIFFRES DU SECTEUR D'ACTIVITÉ
- 6,1 milliards de chiffre d'affaires en 2023 pour le secteur de la coiffure
- La grande majorité des coiffeurs indépendants exercent sous le statut de micro-entrepreneur
- Les charges sociales URSSAF représentent environ 21 % du chiffre d'affaires pour un auto-entrepreneur en prestation de services
- Un ticket moyen en coiffure qui avoisine les 40 € en 2024
Le rôle du coiffeur auto-entrepreneur
Le rôle du coiffeur auto-entrepreneur est double : il exerce son métier de technicien de la coiffure tout en pilotant seul l’ensemble de son activité commerciale. Il réalise les prestations classiques du métier (coupes, colorations, brushings, soins) mais doit également prospecter, fixer ses tarifs, gérer son planning, encaisser ses clients et assurer le suivi administratif et fiscal de sa micro-entreprise.
Le rôle du coiffeur auto-entrepreneur va donc bien au-delà du geste technique. Il implique une véritable logique entrepreneuriale : choisir son mode d’exercice (à domicile, en salon partagé, en itinérance), investir dans son matériel, souscrire les assurances nécessaires (responsabilité civile professionnelle notamment), et construire une clientèle fidèle sans le soutien d’une enseigne ou d’un employeur.
Le coiffeur auto-entrepreneur doit également savoir gérer sa trésorerie avec rigueur, puisque contrairement au salariat, ses revenus ne sont pas garantis d’un mois sur l’autre et dépendent directement de son volume d’activité.
Les qualités et compétences pour être coiffeur auto-entrepreneur
Les qualités et compétences nécessaires pour être coiffeur auto-entrepreneur peuvent être divisées en deux catégories.
Les qualités personnelles :
- Le sens de l’organisation et de la gestion
- L’autonomie et l’esprit d’initiative
- La rigueur administrative
- Le sens du contact et de l’écoute
- La capacité à se remettre en question et à se former
Les compétences techniques :
- Les techniques de coupe
- Les techniques de coloration
- Les techniques de coiffage
- Les techniques de mise en plis
- Les techniques de soins capillaires
En plus de ces compétences techniques, les coiffeurs auto-entrepreneurs doivent également maîtriser les bases de la gestion d’entreprise : déclaration de chiffre d’affaires, fixation des prix, marketing digital et communication, afin de développer et pérenniser leur activité en toute autonomie.
Les formations et diplômes possibles pour devenir coiffeur auto-entrepreneur
L’exercice de la coiffure en tant qu’auto-entrepreneur est une activité réglementée : elle nécessite l’obtention d’un diplôme de coiffure ou, à défaut, de justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 3 ans dans le secteur. Le diplôme le plus accessible pour débuter est le CAP Coiffure en 1 ou 2 ans selon le profil. Il permet d’acquérir les bases de la coiffure, comme les techniques de coupe, de coloration, de coiffage, de mise en plis et de soins capillaires.
Après l’obtention du CAP, il est possible de poursuivre ses études en passant le Brevet Professionnel Coiffure. Ce diplôme, accessible en 2 ans et en alternance, est notamment requis pour utiliser certains produits réglementés, comme ceux contenant de l’acide thioglycolique utilisés pour les permanentes. Il permet également de gagner en autonomie technique et en crédibilité, deux atouts précieux pour se lancer à son compte.
Pour ceux qui souhaitent structurer une activité plus ambitieuse en tant qu’indépendant, il est possible de poursuivre ses études en passant un BTS Métiers de la Coiffure. Ce diplôme, accessible en deux ans, permet d’acquérir des compétences en gestion, en communication et en marketing, particulièrement utiles pour piloter seul le développement de sa micro-entreprise.
Enfin, il existe également des formations courtes permettant de se spécialiser dans un domaine précis et d’élargir son offre de services en tant qu’indépendant. Nous proposons notamment notre formation courte Création de chignon, particulièrement adaptée aux prestations événementielles, ainsi que notre formation courte Techniques de coupe professionnelles à la tondeuse.
Combien de temps durent les études pour devenir coiffeur / coiffeuse auto-entrepreneur ?
La durée du parcours de formation peut varier selon le cursus choisi. Le CAP peut se faire en 1 ou 2 ans et constitue le socle minimum pour exercer légalement en tant qu’auto-entrepreneur dans la coiffure. Vous pouvez ensuite poursuivre en BP en 2 ans, qui ouvre l’accès à des techniques réglementées supplémentaires, puis continuer votre cursus pendant 2 ans en rejoignant notre BTS si vous souhaitez développer une activité indépendante plus structurée. Si vous décidez de faire un Bac Pro, celui-ci se fait en 3 ans après une classe de 3ème.
Le statut et le salaire moyen d'un coiffeur / coiffeuse auto-entrepreneur
Le statut de micro-entrepreneur (ou auto-entrepreneur) permet de démarrer une activité de coiffure avec des formalités allégées, une comptabilité simplifiée et des cotisations sociales calculées uniquement sur le chiffre d’affaires réellement encaissé. C’est le statut le plus utilisé par les coiffeurs indépendants pour se lancer, avant d’éventuellement évoluer vers une autre forme juridique (EI, EURL) si l’activité se développe.
Le revenu d’un coiffeur auto-entrepreneur dépend directement de son chiffre d’affaires, duquel il faut déduire les charges sociales (environ 21 % du CA en prestation de services) ainsi que les frais professionnels (produits, matériel, assurances, déplacements), qui représentent au total entre 40 % et 50 % du chiffre d’affaires. Pour viser un revenu net comparable à celui d’un salarié qualifié, un coiffeur auto-entrepreneur doit généralement générer un chiffre d’affaires mensuel d’au moins 2 500 à 3 500 €. Les revenus varient fortement d’un professionnel à l’autre, en fonction du volume de clientèle, de la zone géographique et du type de prestations proposées.
L'insertion professionnelle et l'emploi pour un coiffeur / coiffeuse auto-entrepreneur
Les perspectives d’insertion professionnelle pour les coiffeurs auto-entrepreneurs sont particulièrement favorables. Ce mode d’exercice répond à une demande croissante d’indépendance chez les jeunes diplômés, mais aussi de flexibilité et de personnalisation chez les clients. Il permet également de tester une activité de coiffure à moindre risque, avant éventuellement d’ouvrir son propre salon.
Pour faciliter votre insertion professionnelle, vous pouvez consulter nos conseils pour réaliser un CV de coiffeur.
À noter qu’à l’École Terrade nous proposons des formations pour diversifier vos compétences et ainsi élargir votre offre de services en tant qu’indépendant. Vous pouvez par exemple vous spécialiser dans les chignons événementiels, particulièrement recherchés pour les mariages, ou vous tourner vers la clientèle masculine en vous formant au taillage et rasage de barbe avec notre Formation barbier – Technique de rasage et taille de barbe. Cette formation vous permettra de consolider votre bagage professionnel grâce à de nouvelles compétences techniques, directement valorisables dans le cadre d’une activité indépendante.










